
L’évaluation des besoins d’une communauté, est une des étapes clés pour connaitre et proposer des solutions adaptées et de facto réduire considérablement les maux dont elle souffre. Cette approche devrait être participative pour trouver des solutions concertées et partagées, acceptées de tous et facilitant la définition de rôles et responsabilités de chaque partie.
Que constatons de nos jours en matière de l’évaluation des besoins des communautés locales ? quelles responsabilités ont-elles dans cette évaluation et qu’elle pourrait être l’impact sur la vie des collectivités ?
Lors de l’évaluation, la majeure partie de la communauté n’est pas ou est peu associée au processus, l’élaboration d’outils pour identifier les vraies préoccupations auxquelles les communautés sont confrontées, les décalages possibles lors de l’interprétation peuvent advenir et faire perdre le sens de la question, d’où des réponses inappropriées aboutissant à des actions inadéquates.
Dans d’autres cas, les services d’appui détiennent peu de données sur les questions socioéconomiques et du développement en général et les existant sont peu exploitables. Ce qui peut rendre à mon avis l’analyse très complexe à cause de l’insuffisance de données de base reflétant la réalité.
Dans certaines circonstances, des évaluateurs peuvent se substituer aux évalués pensant qu’ils les connaissent mieux, donnant lieu à des propositions qui ne cadrent pas forcément avec les priorités de la communauté.
En parlant de la communauté, cette dernière est déjà le théâtre de plusieurs interventions qui lui laissent moins de temps pour entrevoir et choisir les réponses adéquates. Le choix des personnes pour répondre aux questionnaires d’évaluation nécessite une véritable acrobatie, preuve qu’elles se sentent peut-être envahies et désintéressées, à ce niveau, certains vont jusqu’à dire que c’est la même chose qui se demande tout temps.
Dès fois, des promesses non tenues ou des projets sans suites seraient à la base de ses découragements et démotivations des communautés, mettant en cause la crédibilité des évaluateurs ou porteurs de message et subséquemment les institutions associées. Manifestement, la non-implication ou la faible association des communautés et leur manque d’assurance sont la première marche vers l’échec des projets à entreprendre pour celles-ci, surtout lorsque leurs rôles et responsabilités n’ont pas été clairement définies et convenues au départ.
La nécessité de construire un partenariat solide et concerté avec les communautés favoriserait une appropriation des mesures prises dont les résultats dureraient dans le temps.
