Depuis la nuit des temps, la jeunesse a toujours été à l’avant-garde de tout développement, étant cette force motrice, elle a participé dans tous les domaines pour améliorer les conditions socioéconomiques et la vie politique de leur localité respective.
En faisant une rétrospective sur le passé, nous pouvons dire sans risque de se tromper qu’il existe de nos jours un fossé entre cet engagement de départ des jeunes et celui d’aujourd’hui. Dans les villages en passant par la ville les constats sont alarmants. Les agriculteurs renommés disparaissent au fur du temps au profit des causeries dans les cafétarias, des maquis, cabarets et de débosses.
Certains vont à 7 heures du matin pour retourner à 10 heures du même matin, cela dépend souvent du sujet à débattre et ou l’intérêt qu’il s’y attend en rentrant au village ou en ville. Pourtant, beaucoup de jeunes crient aux chômages et autres facteurs les empêchant de percer dans la vie ; même si cela semble vrai, combien parmi eux ont un objectif et se concentrent-ils à l’atteinte de cet objectif ?
Généralement, ils sont plus envieux de la réussite de quelqu’un que de comprendre la source de la réussite de la personne, dès lors qu’ils voient plus d’obstacles en tous ceux qu’ils veulent entreprendre. Voilà comment certaines communautés deviennent de plus en plus vides.
Dans les villages, les bras valides au sens propre du terme sont peu, plus de vieillards que de producteurs, d’où la pauvreté et la famine dans la grande partie des communautés, mieux aucun champ ne se fait sans engrais chimiques dont les conséquences sont peu connues.
L’étranger considéré aux yeux de la majorité comme étant un eldorado continue de traverser le désert et de se jeter à la mer peu importe les conséquences, il est inutile de parler la mort à celui qui est surpris de se voir en vie après un risque démesuré disait quelqu’un, combien de jeunes sont morts dans le désert et dans la mer, maltraités et trafiqués ? Ces chiffres font froid dans le dos, tellement que des familles ont été endeuillées et certains acteurs principaux sont devenus handicapés à vie, donc le rêve transformé en désillusion.
Actuellement, dans nos communautés, des écoles se construisent par endroits mais avec une insuffisance totale d’élèves et de maîtres, sans parlée de la qualité, les quelques élèves qui y vont après être nourris par leurs parents ne daignent pas de faire la sentinelle dans la cour de l’école, derrière les murs et dans les rues, d’autres finissent dans les chambres ou des hôtels. Dans certains cas les jeunes gens sont inondés de travaux champêtres, qui sont devenus leur quotidien.
Les parents aussi manquent d’encadrement et ne scolarisent que ceux qu’ils jugent récalcitrant ou qui sont souvent recrutés dans l’armé. Quels avenirs pour nos enfants et l’éducation dans nos communautés malgré qu’on continue à clamer qu’ils sont nos relèves. Serait-il la cause de la délinquance juvénile et ses corollaires ?
Des initiatives privées, la motivation et l’engagement manquent souvent mais aussi le manque de confiance en soi, alors que des exemples de réussite locaux foisonnent çà et là. Beaucoup sinon que la totalité aspirent au bonheur qu’ils s’imaginent mais comment s’engager pour concrétiser celui-ci ? raison pour laquelle certains jeunes restent attentistes toute leur vie et épousent la facilité qui les plonge dans l’oisiveté.
Même si quelques jeunes font l’exploit, cependant des milliers tirent encore le diable par la queue et se préparent à vivre une vieillesse assez compliquée, c’est généralement à cet âge que beaucoup se battent et sont appelés des vieux cons, c’est-à-dire qui n’ont jamais fait de sérieux dans leur vie et dès fois veulent toujours paraître comme des jeunes. Il y en a qui devient les plus gros racontars, toujours plongés dans leurs souvenirs et à chaque fois qu’il apparait, personne ne se gêne de dire qu’il vient encore et quel serait le chapitre du jour. Imaginez des centaines de ce vieillard dans une communauté après une jeunesse non accomplie, que deviendra-t-il cette communauté ?

